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  • : Le blog de l'AMTPC
  • : En 1983, l'AMTPC a créé le Musée du Textile et du Peigne en Corne à Lavelanet (09300). Ses membres ont récolté et restauré des machines des industries locales mais aussi sauvegardé la mémoire des Travailleurs du Pays d'Olmes. Ce Bénévolat s'est concrétisé par de nombreuses expositions et animations diverses.
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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 09:29

De beaux paysages, des monuments, une histoire marquée par les Cathares et par l'industrie textile à retrouver en visionnant ce film.
 

 

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 19:08
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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 21:50

En octobre 2005, la Gazette Ariégeoise faisait un compte-rendu de la "Nuit du Commerce" organisée par la CCI. La famille de notre Président fondateur y était mise à l'honneur.

 

Pigeon_Gazette2005.jpg

 

Grâce au soutien efficace de la CCI et de son Président, l'AMTPC a pu, jusqu'à ce jour :

mener son action dans la création du Musée du Textile et du Peigne en Corne de Lavelanet.

* réaliser ou participer à de nombreuses animations.

 

La Marche du Tisserand sur le Chemin Pavé qui se déroulera samedi 20 juillet 2013 (voir article précédent) pourra encore être réalisée avec son soutien.

 

MarcheTiss2004jmw1


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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 22:36

Les origines historiques de l'industrie du peigne en corne ayant été précisées, Monsieur Léo Bez, tout en faisant l'éloge de sa famille, retrace le développement de l'usine de peignes.

 

Cpa_bez_1.jpg

 

Historique de la Maison Bez.

 

"Sur l'Hers était bâtie une petite construction dénommée "Le Moulinet". quelques meules horizontales pour le polissage du Jais étaient actionnées par une roue à aubes mue par une chute de la rivière. En 1846, Mr Paul Bez eut l'idée de transformer "Le Moulinet" en une fabrique de peignes. Il s'associa Mrs Courtois et Corneil. L'usine fut montée, c'était la première dans le Midi de la France.

 

Bez_2.jpg


Mais elle était éloignée de tout centre, manquait de moyens de communication, ne travaillait que le bois et la corne du pays, n'écoulait ses produits que dans un espace très restreint autour d'elle.

Ses Fondateurs eurent alors de vastes projets à la réalisation desquels il fallait une énergique persévérance. Mrs Bez père & fils surent la posséder ; ils avaient d'ailleurs en eux le génie d'une race dont ils étaient l'incarnation.

* * 

Tout d'abord, Mm.Bez père désintéresse ses co-associés et se trace un programme d'organisation qu'il poursuit sans relâche :

1° À l'extérieur, la recherche de la matière première : corne de bœuf et de mouton, et parallèlement l'établissement de représentants à demeure dans nombre de régions.

2° À l'intérieur, le perfectionnement toujours progressif du matériel et le remplacement gradué du travail mécanique au travail à la main.

*

S'il nous était permis, à propos de la plus importante de toutes les fabriques de peignes en corne, de retracer ici l'histoire des luttes gigantesques qu'elle eut à soutenir pour arriver à cette prépondérance, on verrait à quel point peuvent se liguer tour à tour l'intrigue et la passion, la routine et la mauvaise volonté, pour s’opposer à l'essor d'une industrie qui atteint, croyons nous, son plus haut degré de perfection.

L'introduction de la machine déchaîna, dans la population ouvrière, toutes les fureurs des partisans acharnés du travail à la main.
M.Bez résista. Suivant à la lettre le programme qu'il s'était tracé, il perfectionne son outillage et lance ses voyageurs à travers le monde. Parmi ces derniers, ceux installés aux pays de production lui envoient du Levant la corne de mouton, de l'Amérique du sud la corne de bœuf et de vache. En 1848, la maison faisait seulement 2000 francs d'affaires. Mais sous cette direction énergique, elle progresse rapidement.
Elle traite sur les principaux marchés : Marseille, Bordeaux, Le Havre, Anvers, Londres, Liverpool. Elle fixe ses représentants partout.
En 1871, M.Bez père resté seul chef de lla maison, s’adjoint son fils « Léo » qui l'aidait déjà depuis longtemps. L'outillage se perfectionne de jours en jours ; la fabrication par suite augmente en qualité et en quantité. Les produits sont montrés aux principales expositions internationales ; ils obtiennent les meilleures récompenses. En 1878, à Paris ils sont déclarés hors concours.

 

Bez Medailles 2

 

Sans s'arrêter sur le fait acquis M.Léo Bez, le chef actuel de la maison, continue ses recherches dans le perfectionnement de la fabrication et dans la vente de ses produits. Les usines se transforment encore et de nouveaux débouchés sont créés.

À l'exposition de 1889, il est nommé membre du jury, en 1900 on le rappelle encore à ce poste que lui valent non seulement ses qualités personnelles, non seulement ses succès, mais aussi les produits qui sortent de ses usines. En 1900, le chiffre d'affaires dépasse 700 000 F.

Nous voudrions pouvoir rendre ici l'impression qu'on éprouve à la suite d'un entretien avec M. Léo Bez, le chef de la maison. Son regard, d'une pénétration profonde, sa physionomie énergique, s'animant au récit des luttes qu'il eut à soutenir, et ce n'est pas sans accent de légitime fierté, qu'après l'exposé des faits, notre interlocuteur conclut : « voilà mon œuvre ! Œuvre colossale, dans laquelle a dû se multiplier et se multiplie sans cesse l'activité infatigable de M.Léo Bez, véritable chef de son établissement. Il dirige et surveille tout, avec une compétence que possèdent rarement les industriels, dont la plupart se bornent à être des capitalistes ». Son énergie l'a fait réussir."

 

Les usines sont situées sur le territoire de La Bastide sur l'Hers, à 400 mètres du chemin de fer. Elles s'étendent à droite et à gauche de la rivière sur une superficie de 5000 m². Les terrains environnants ont une superficie de 10000 mètres carrés. La chute d'eau, turbinée, procure une force motrice de 120 chevaux ; aux basses eaux, l'été, la chute diminue légèrement d'énergie.

 

Bez usine

 

La première construction a été faite e, 1846-1847, modifiée en 1857, puis en 1880. C'est de cette époque que date le renouvellement du matériel industriel, toujours modifié graduellement. Ce matériel et les usines ont une valeur estimative au prix de revient de 350 000 francs.

A côté des usines, s'élève une belle maison d'habitation, dont la valeur estimative est au prix de revient de 20 000 francs.

 

Cpa_bez_2.jpg

 

à suivre : la fabrication du peigne en corne.

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 22:39

Cela va faire trente ans, à quelques mois près. Voyant que le matériel de production se modernisait au dépens des vieilles machines qui ont fait la fortune de la région, Raoul Pigeon prend conscience de la valeur patrimoniale de ce matériel voué à la masse des ferrailleurs.

 Metiers_casse.jpg

À l'invite de Jean-Michel Caux (alors Maire de Lavelanet) et de René Delpech (Conseiller municipal) il rassemble autour de lui une équipe qu'il motivera pour donner une autre destination que la ferraille à tous ces métiers à tisser, toutes ces cardes, bobineuses et autres outils devenus obsolètes. Une association est créée (l'AMTPC) et un petit dépôt est mis à sa disposition dans l'ancienne usine Couquet, rendue célèbre par la fabrication de la moquette Montségur qui équipa le navire transatlantique "FRANCE".  Chaque samedi, les premiers Membres de l'AMTPC se retrouvent dans ce local pour y entreposer et nettoyer les premières machines sauvegardées de la casse. 

En mai 1983, dans la salle Avelana, ils seront en mesure de montrer aux Habitants du Pays d'Olmes leur première exposition, accompagnant un diaporama et une conférence de Raoul Pigeon. Une seconde exposition suivra dans les locaux de l'usine "Emile Roudière", en préfigutation du projet de CCSTI (Centre de Culture Scientifique et Technique Industriel) soutenu par la région Midi-Pyrénées. Le local "Couquet" devenant trop étroit, la Municipalité négocie avec la famille Dumons l'achat de bâtiments au 65, rue Jean Jaurès et y installe l'Association. Les Bénévoles de l'AMTPC ont sacrifié, dès lors, beaucoup d’heures et effectué un travail colossal. Ils ont démonté, transporté, nettoyé, remis en état une collection fabuleuse. Parallèlement, ils sauvegardent la mémoire ouvrière du Pays d'olmes, récupèrent les archives de quelques usines et commencent à animer le Pays d'Olmes (participation aux foires, organisation de la Marche du Tisserand, ....)

Une première salle est alors installée dans ce nouveau bâtiment industriel.

 

entree.gif

 

Salle dédié en mai 1999 à l'un de nos Membres Fondateurs : Laurent Koess, au cours d'une cérémonie émouvante à laquelle étaient conviées toutes les personnalités du Pays d'Olmes.

 

Une plaque en fonte émaillée a été inaugurée à cette occasion. Nous n'en avons plus trace depuis la rénovation de l'entrée du musée, si ce n'est que par cette photo et cette invitation.

 

Plaque_LK1.jpg

 

Plaque_LK2.jpg

Souhaitons qu'elle reprenne sa place.

 


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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 21:07

En se promenant sur la Toile, sur Daylimotion ou Youtube,on peut trouver quelques vidéos qui traitent de l'activité textile du Pays d'Olmes.

 

 

 

 

 

Des ouvriers de l'industrie textile,

 

 

De notre Association.

 

 

 

Jean Canal avait 97 ans.


 

 

On y retrouve quelques vues de notre Musée, et de l'activité textile du Pays d'olmes au travers de quelques entreprises encore valides.

 

 

 

On y rencontre Jean-Michel Caux évoquant les années 50.

 

 

 

Quelques animations initiées par l'AMTPC.

 

 

souvenirs : Nous avions organisé le championnat de France de tonte de moutons.

 

 

 

Les Guides de la CCPO essaient d'assurer, maladroitement, les visites. Elles ont oublié les leçons de Jean Canal, il faudra les reprendre en main pour le filage au fuseau ou au tour à filer, ...

 

 

Voilà une belle démonstration de tissage.

 

 


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