En 1983, l'AMTPC a créé le Musée du Textile et du Peigne en Corne à Lavelanet (09300). Ses membres ont récolté et restauré des machines des industries locales mais aussi sauvegardé la mémoire des Travailleurs du Pays d'Olmes. Ce Bénévolat s'est concrétisé par de nombreuses expositions et animations diverses.
Dans de nombreuse civilisations, le Tisserand a été l'artisan dont l'activité a inspiré des légendes, des mythes, des contes et même des chansons.
Chansons dites "de métier", comme celle-ci, originaire de Bretagne.
Souvent cataloguée comme chanson enfantine.
Mais parfois dépréciative de cette belle profession
Ou bien chanson de Poête, comme celle-ci d'Yves Duteil.
Le Tisserand est alors mis sur un piedestal.
Il en est bien d'autres dont on ne connait que les paroles :
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La chanson du Tisserand de Lin
En chantant, je tisse la toile
La toile forte de la voile
Que bientôt aux plages lointaines
Le vent poussera sur les flots
Avec les vaillants capitaines
Et les vigoureux matelots
Glisse, glisse ma navette
Entre les fils croise ton fil
Quand je te jette et te rejette
Ton tic-tac me semble un babil
Aussi gai qu’un chant de fauvette
Je tisse pour les petits anges
Des toiles fines pour leurs langes
Je tisse aussi la layette
Pour la couchette, le maillot
Pour orner la bercelonnette
De la petiote ou du petiot
Glisse, glisse ma navette
Entre les fils croise ton fil
Quand je te jette et te rejette
Ton tic-tac me semble un babil
Aussi gai qu’un chant de fauvette
Je tisse la toile légère
Dont bientôt l’adroite lingère
Fera pour la tendre Lisette
La collerette en fin linon
Le blanc bonnet, la chemisette
La camisole ou le jupon.
Glisse, glisse ma navette
Entre les fils croise ton fil
Quand je te jette et te rejette
Ton tic-tac me semble un babil
Aussi gai qu’un chant de fauvette
Si je travaille infatigable
Pour la toilette ou pour la table
Avec plus de plaisir je tisse
Amoureux qui faites votre nid
Pour que votre amour s’y blottisse
Les grands draps blancs de votre lit
Glisse, glisse ma navette
Entre les fils croise ton fil
Quand je te jette et te rejette
Ton tic-tac me semble un babil
Aussi gai qu’un chant de fauvette
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Les Pleurs de mon métier
Joseph des Verrières (1905)
Ce vieux métier où mon grand-père
A tissé ses pièces jadis,
Mon pauvre vieux, je désespère
De le voir aux mains de mon fils.
Mon vieux métier que j'aime, pleure
De se voir ainsi délaissé...
Mais ne pensons plus à cela,
Et lon lon lère, et lon lon la.
Il faut bien que mon métier meure
Avec moi qui l'ai tant aimé.
Je pensais que dans ma détresse
Mes garçons, papas à leur tour,
Canusant gaiement et sans cesse
Consoleraient mon dernier jour.
Et je suis seul dans ma demeure,
Mon métier est abandonné !
Mais ne pensons plus à cela,
Et lon lon lère, et lon lon la.
Il faut bien que mon métier meure
Avec moi qui l'ai tant aimé.
Ce vieil ami qui fit ma gloire
Je le garderai jusqu'au bout,
Et malgré la misère noire,
Malgré la faim et malgré tout !
Puis enfin, quand du cimetière
Je m'en retournerai vers Dieu...
Et lon lon lère, et lon lon la,
Je compte bien qu'un vieux compère
Mettra mon vieux métier au feu.